Dans le vaste champ – désormais très encombré – des écritures contemporaines de la Shoah, L’esprit de sel de Guillaume Viry se distingue d’emblée par un refus discret mais radical : celui d’en rajouter. Ni fresque historique, ni roman à thèse, ni reconstitution illustrative, ce bref livre paru aux éditions du Canoë choisit une voie plus étroite et, pour cela même, plus juste : faire entendre une voix, une seule, tenue, obstinée, fragile, et la laisser affronter l’Histoire sans autre protection que son propre souffle.
Cette voix est celle d’Ita Zitenfeld, née pauvre et juive en Pologne, jetée sur les routes d’Europe – Belgique, Ostende, Bruxelles, Paris – dans ce lent glissement vers l’abîme que l’on appelle rétrospectivement les années 1930-1942. Tout, ici, pourrait relever du déjà-lu : l’exil, l’antisémitisme, la précarité, l’étau qui se resserre. Mais Viry déjoue à la fois le piège du pathos et celui de la démonstration. Il ne cherche ni à expliquer, ni à prouver, ni même à émouvoir frontalement. Il fait autre chose, de plus rare : il accorde la langue à une conscience. L’esprit de sel se lit moins comme un récit que comme une partition intérieure, faite de reprises, de légers décalages, de silences, où la mémoire avance non par accumulation mais par ressassement maîtrisé.
L’originalité du livre tient précisément à cette économie : peu d’événements, peu de descriptions, presque pas de contexte explicatif. Un objet minuscule – un dé à coudre confié par la mère – devient point d’ancrage, non comme symbole appuyé, mais comme reste matériel, dérisoire et vital, autour duquel une existence tente de ne pas se dissoudre. Là où tant de livres récents abordent la Shoah par l’archive, la transmission ou l’analyse rétrospective, Viry choisit la nudité d’un présent vécu, sans recul, sans surplomb, sans commentaire moral. L’Histoire n’est pas expliquée : elle est subie, respirée, endurée phrase après phrase. Ce choix formel est aussi un choix éthique. Dans un temps saturé de récits, de discours mémoriels et d’indignations bavardes, L’esprit de sel rappelle que la littérature peut encore faire autre chose que répéter ce que l’on sait déjà : elle peut rendre une vie à sa densité irréductible, sans la monumentaliser, sans l’instrumentaliser. On referme ce court texte avec une impression singulière : non pas celle d’avoir compris davantage, mais celle, plus troublante, d’avoir entendu.
De Viry à Kadya Molodowsky, il n’y a ni continuité factice ni simple voisinage thématique, mais un déplacement du point d’écoute. Avec L’esprit de sel, la littérature se tient à l’extrême bord d’une vie, dans cette zone où l’Histoire n’est plus racontable autrement que par le rythme intérieur d’une conscience menacée. Avec De Lublin à New York, nous passons de l’autre côté du seuil : non plus l’approche de la catastrophe, mais l’exil déjà consommé, la survie en terre étrangère, l’apprentissage douloureux d’un monde qui continue pendant que l’ancien s’effondre.
Écrit sous forme de journal entre décembre 1939 et octobre 1940, le texte de Kadya Molodowsky ne cherche pas davantage à “faire mémoire” qu’à témoigner héroïquement. Il note, observe, s’interroge. Langue nouvelle à apprivoiser, petits boulots, comités d’aide aux réfugiés, solitude au milieu du vacarme américain : l’exil est ici restitué dans sa matérialité la plus concrète, sans lyrisme
compensatoire, mais avec une lucidité vibrante. Ce n’est pas encore la Shoah comme savoir historique ; c’est l’expérience du seuil, l’entre-deux vertigineux où l’on ne sait pas tout, mais où l’on pressent déjà l’irréparable.
Ce qui relie profondément ces deux livres – au-delà de la judéité, de l’errance, de la violence historique -, c’est un même refus de l’emphase mémorielle. Ni Viry ni Molodowsky ne cherchent à produire une œuvre “importante”. Tous deux choisissent la justesse d’une voix : chez Viry, une parole presque sans appui, tendue jusqu’à l’effacement ; chez Molodowsky, une écriture de journal, fragmentaire, attentive aux détails les plus modestes de la survie. Deux économies de moyens, deux éthiques du récit, qui rappellent que la littérature n’a peut-être jamais été aussi nécessaire que lorsqu’elle accepte de parler bas. Lus ensemble, L’esprit de sel et De Lublin à New York dessinent moins une histoire qu’un arc de conscience : d’un côté, la vie encore prise dans l’étau de l’Europe ; de l’autre, la tentative de recomposition de soi dans l’Amérique étrangère.
Certaines vies qui ressemblent à des romans – sauf qu’aucun romancier n’aurait osé en inventer les chapitres. Celle d’Hélène Hoppenot est de celles-là. Née Delacour à Paris en 1894, mariée en 1917 au diplomate Henri Hoppenot, elle entreprend aussitôt un voyage qui ne cessera plus : Rio de Janeiro, Téhéran, Santiago, Berne, Beyrouth, Berlin, Pékin, Washington, Saïgon… La géographie d’un siècle entier défile sous sa plume, puis sous l’objectif de son Rolleiflex – car il vient un moment, écrit-elle, où “ce qui est parfait ne se raconte pas”.
La revue Les Moments littéraires consacre à cette grande dame de l’écrit intime un numéro complet, et c’est une réussite. On y entre par le portrait que brosse Marc Mousli, avant de pénétrer dans le Journal lui-même – ce journal tenu pendant des décennies, avec une constance que l’auteur ne cessa pourtant de mettre en doute : “Pour qui ? et pour quoi ?” s’interrogeait-elle, avec cette lucidité un peu mélancolique qui donne à ses pages leur prix singulier.
Le numéro offre une traversée en plusieurs escales. On y croise d’abord Romain Gary, nommé à l’ambassade de France à Berne en 1950, qui deviendra l’ami durable du couple Hoppenot. Puis c’est un vertigineux défilé de portraits croqués en quelques phrases par la diariste : Aragon, Joséphine Baker, Cendrars, Claudel, Colette, de Gaulle, Malraux, Mauriac, Milhaud, Picasso, Sartre, Satie, Saint-John Perse… Tout le siècle passe, saisi au vol par un regard qui ne s’en laisse pas conter. Hélène Hoppenot possède un don authentique de portraitiste littéraire, et ce qui frappe d’emblée, c’est la sûreté du trait – elle croque en quelques lignes une silhouette, un caractère, une présence, avec une économie de moyens qui rappelle les meilleurs moralistes français. Le portrait de Colette est sans doute le plus abouti de cette sélection : il atteint une densité presque proustienne. Ce qui distingue ces portraits du simple carnet mondain, c’est la méchanceté lucide tempérée par une curiosité jamais méprisante. Elsa Triolet est une “petite boule de graisse” devenue “très baba russe”, Mme Georges Bidault est d’une “propreté douteuse” – mais Hélène Hoppenot note aussi la grâce suppliante de Raymone, l’épouse de Cendrars, la magnificence du regard de Claudel derrière un visage “ingrat”. Elle ne flatte personne, mais elle ne détruit pas non plus : elle observe, avec cette acuité un peu cruelle des femmes de diplomates qui ont passé leur vie à déchiffrer les salons du monde.
Olivier Barrot raconte sa première visite chez Hélène Hoppenot et l’éblouissement devant la collection du couple – Picasso, Max Ernst, Masson, De Chirico, Juan Gris, Matisse, Braque -, tandis que Béatrice Mousli nous fait entendre les scrupules de la diariste face à son propre journal, ce mélange de
pudeur et d’obstination qui est la marque des grands intimistes. Tania Cavassini, ambassadrice de Suisse à Paris, éclaire une dimension rarement explorée : la vie intime d’un couple diplomatique où Madame accompagnait Monsieur l’Ambassadeur “sans aucune autre forme de compensation ou de rétribution, hormis de recevoir le titre honorifique de Madame l’Ambassadrice”. Et Claire Paulhan, dont la maison d’édition a publié les quatre volumes du Journal – le dernier couronné par le Prix Clarens du journal intime 2024 -, retrace le patient travail de cette publication au long cours.
Un portfolio de portraits d’Hélène Hoppenot, réalisés par Henri Hoppenot, Paul Claudel et Marie Roberte Dolléans-Guignard, et la chronique d’Anne Coudreuse consacrée au quatrième volume du Journal complètent ce beau numéro.
Une invitation, en somme, à découvrir ou redécouvrir une femme d’une “grande élégance morale” comme le souligne Claire Paulhan, qui sut regarder le monde avec une acuité de photographe et une franchise de diariste – et qui nous le rend, intact, à travers le temps.
Dans l’histoire de “notre vieux pays” comme disait Valéry Giscard d’Estaing, il est des dates qui ne se laissent pas refermer, ni effacer. Le 18 mars 1871 est de celles-là. En revenant sur la journée fondatrice de la Commune de Paris, Michel Winock ne nous invite pas seulement à revisiter un épisode mal aimé de l’histoire scolaire ; il nous tend un miroir, légèrement déformant mais cruellement actuel, des clivages français contemporains.
Ce jour-là, Paris, affamé, humilié par la défaite, refuse d’être désarmé par un pouvoir jugé lointain, bourgeois, illégitime. De ce refus naît la Commune, et bientôt une guerre civile larvée, puis assumée. Michel Winock montre avec une grande clarté que rien n’est improvisé : la rupture est le produit d’un long processus de défiance, d’un décrochage entre gouvernants et gouvernés, d’une accumulation de ressentiments sociaux et moraux. À bien des égards, cette mécanique n’a rien perdu de sa familiarité.
La force du livre est de refuser toute lecture confortable. La Commune n’est ni un mythe émancipateur à brandir, ni une pathologie à éradiquer rétrospectivement. Elle est une crise de légitimité où deux visions de la République s’affrontent sans ne plus pouvoir partager le même langage. Chacun se croit du côté du peuple, de la justice, de l’histoire. Et chacun, ce faisant, rend l’autre inaudible. La guerre civile commence toujours ainsi : quand l’adversaire cesse d’être un interlocuteur pour devenir une aberration morale.
En parlant de “guerre civile des Français”, Michel Winock met le doigt sur un impensé national persistant : la difficulté française à habiter le conflit sans le sacraliser, à accepter la division sans la transformer en guerre de valeurs. La Commune fut ce moment où les mots – peuple, ordre, liberté, République – ne désignèrent plus la même chose selon le camp où l’on se tenait. Comment ne pas y reconnaître une situation qui, aujourd’hui encore, fragilise le débat public, saturé de soupçons, de procès d’intention et de disqualifications réciproques ?
Michel Winock rappelle aussi l’échec des figures de la conciliation – Hugo, Clemenceau – incapables d’enrayer la logique des camps. La paix ne disparaît pas faute de modération, mais parce que la modération devient suspecte, perçue comme une trahison ou une faiblesse. Là encore, la leçon porte loin. Dans une France contemporaine où l’on exige sans cesse des prises de position radicales, où le refus de choisir un camp vaut souvent condamnation morale, la Commune agit comme un avertissement historique.
Ce livre n’actualise pas la Commune par analogie facile. Il montre, plus subtilement, combien cet épisode s’inscrit dans une longue durée française de la fracture, faite de peurs sociales, de messianismes politiques et de tentations purificatrices. La Commune fut parfois généreuse, parfois aveugle, souvent tragique. Elle ne fut ni l’aube promise ni le monstre décrit. Elle fut un moment de vérité, brutal, où la France découvrit ce qu’elle risquait lorsqu’elle absolutise ses certitudes morales.
Livre d’histoire, sans doute. Mais surtout livre d’avertissement. Car ce que montre Michel Winock, en creux, ce n’est pas seulement ce que fut la Commune, mais ce qu’elle annonce chaque fois que la France se persuade que le désaccord est une faute morale. La guerre civile commence rarement par les armes ; elle s’installe d’abord dans les mots, dans la certitude tranquille d’avoir raison contre des ennemis jugés illégitimes, incultes ou dangereux.
Relu aujourd’hui, le 18 mars 1871 cesse d’être une date pour devenir une disposition d’esprit dangereusement binaire. Celle d’un pays où l’on ne débat plus vraiment, où l’on se soupçonne, où l’on se classe, où l’on somme de choisir son camp. Michel Winock fait le triste constat que cet épisode « met en lumière l’allergie d’un certain esprit français aux concessions, aux compromis, aux tractations qui sont souvent nécessaires dans une société pluraliste, composite, hétérogène. Le défaut de cet esprit de négociation incite à l’émeute et à la répression féroce ; il fait du rapport de force la règle des relations politiques et sociales. »
La Commune rappelle alors une vérité peu aimable : quand une société ne parvient plus à tolérer ses propres divisions, elle ne les résout pas – elle les sacralise. Et lorsqu’un peuple transforme ses fractures en absolus moraux, il ne cherche plus à vivre ensemble. Il se prépare, parfois sans le savoir, à se combattre. De fait en France et « vaille que vaille la démocratie se maintient mais, volcan mal éteint, toujours menacée d’éruptions. »
Après la poésie, le roman, l’histoire et le journal intime – last but not the least – voici la philosophie avec un texte tout à fait remarquable.
Alors que les études sur Wittgenstein sont multiples – qu’il s’agisse des biographies fouillées de Ray Monk ou de Brian McGuinness, des introductions de Christiane Chauviré (Ludwig Wittgenstein, Seuil, 1989) ou des analyses de Joachim Schulte (Wittgenstein, L’Éclat, 2015) -, le livre d’Élise Marrou* se distingue radicalement. Là où d’autres s’attachent à retracer la vie du philosophe viennois, à en disséquer les concepts ou à en reconstruire la pensée comme un édifice cohérent, elle choisit de nous immerger dans ce qui fait la vitalité même de Wittgenstein : la philosophie comme exercice, comme questionnement perpétuel, et non comme doctrine.
Pas de récit chronologique, pas de synthèse théorique rassurante, mais une plongée dans la manière dont Wittgenstein fait de la philosophie. Son livre ne se présente ni comme une biographie philosophique ni comme une synthèse doctrinale, mais comme une initiation à une méthode, ou plus exactement à une anti-méthode au sens wittgensteinien : une pratique de la philosophie conçue comme activité de clarification, travail patient sur les confusions du langage et sur les attentes du philosophe lui-même. Il ne s’agit pas d’expliquer ce qu’a dit Wittgenstein, mais de comprendre comment il travaille – et ce que ce travail exige du lecteur.
Le fil conducteur de l’ouvrage est ainsi la dimension radicalement interrogative et zététique de la démarche wittgensteinienne. Élise Marrou montre avec une grande précision que Wittgenstein ne pense pas par thèses ni par systèmes, mais par questions, par déplacements successifs, par reprises et reformulations incessantes. Plutôt que d’opposer deux périodes closes – le Tractatus d’un côté, les Recherches philosophiques de l’autre -, elle met en lumière la continuité exigeante : celle d’un combat constant contre le dogmatisme, y compris contre ses propres formulations antérieures. La lutte contre les faux problèmes est une bataille sans fin, menée sans relâche à chaque instant et en toutes circonstances.
Cette démarche s’apparente à la maïeutique socratique et au scepticisme thérapeutique antique : la philosophie n’y vise pas la production de vérités, mais la dissolution des faux problèmes ; elle n’explique pas, elle décrit ; elle ne progresse pas par accumulation, mais par clarification. Philosopher, chez Wittgenstein, c’est accepter la désorientation, ralentir la pensée, ralentir l’idée, renoncer aux réponses prématurées pour restituer la juste complexité de nos usages langagiers, souvent plus subtils que l’abstraction intimidante qui prétend les surplomber. Élise Marrou restitue avec une grande justesse cette ascèse intellectuelle, sans jamais la rendre abstraite ou intimidante.
Un apport décisif du livre réside également dans l’attention portée aux derniers écrits consacrés à la philosophie de la psychologie. Élise Marrou y examine avec nuance les débats autour d’un éventuel “troisième Wittgenstein”, en montrant comment les notions d’intériorité, d’expression, de certitude et d’incertitude sont reprises sans rupture brutale, mais selon des inflexions nouvelles. Ce dernier volet – remarques inexplorées, textes incertains, aujourd’hui largement reconnu – révèle comment l’attention à soi et à autrui acquiert ici une netteté et une portée éthique discrètes mais profondes.
Clair sans être élémentaire, exigeant sans être réservé aux seuls spécialistes, ce Wittgenstein s’adresse aussi bien aux lecteurs découvrant l’œuvre qu’à ceux qui la fréquentent de longue date. En refusant les raccourcis interprétatifs, les fausses évidences et les synthèses rassurantes, Élise Marrou respecte profondément l’esprit du philosophe : aider à entrer dans la pensée sans jamais la rendre confortable, aider le lecteur à sortir du conformisme de la pensée toute faite.
Ce qui frappe dans cet ouvrage, c’est son refus de réduire Wittgenstein à une figure historique ou à un corpus d’idées. L’auteure nous rappelle que philosopher, pour lui, c’est d’abord apprendre à voir autrement, à résister à la tentation de transformer nos questions en opinions arrêtées. C’est aussi, et surtout, une invitation à ralentir, à méditer, à nous confronter à l’étrangeté de notre propre langage – un langage qui, aujourd’hui plus que jamais, semble nous échapper.
Car c’est là que réside l’actualité brûlante de Wittgenstein : à l’heure où le langage est sommé d’être immédiat, performatif, identitaire ou publicitaire, où la parole circule plus vite qu’elle ne se comprend et se durcit à mesure qu’elle se vide, dans un monde où les discours se multiplient, s’entrechoquent et se déforment, où les mots deviennent des armes ou des leurres, sa pensée nous rappelle que la confusion n’est pas seulement dans le monde, mais dans notre manière de parler du monde – et que l’époque qui se croit la plus expressive est peut-être aussi celle qui écoute le moins ce que ses mots font réellement. La confusion n’est pas un accident, mais le terrain même de la philosophie. À l’ère des fake news, des débats stériles et de la surenchère verbale, Wittgenstein nous enseigne une chose essentielle : avant de parler, il faut apprendre à se taire. Avant de répondre, il faut savoir questionner. Et avant de prétendre comprendre, il faut accepter de se perdre.
Philosopher, dès lors, n’est plus éclairer le débat, mais résister à l’emballement du langage, en acceptant de perdre du temps, des certitudes, et jusqu’au confort de l’opinion. Le livre d’Élise Marrou n’est donc pas seulement une introduction à Wittgenstein. C’est un appel à résister à la superficialité des discours, à cultiver le doute là où règne la certitude, et à faire de la philosophie non pas un savoir, mais une pratique de liberté. Un livre précis, exigeant, généreux. Une exigence devenue rare – et peut-être pour cela même, plus nécessaire que jamais.
* Élise Marrou est ancienne élève de l’ENS Ulm, agrégée et docteure en philosophie, maîtresse de conférences à Sorbonne Université où elle enseigne la philosophie contemporaine. Parmi ses dernières publications : Wittgenstein en France (2022), Le Proust de Descombes : la prose des mondes (2023).
L’esprit de sel de Guillaume Viry, éditions du Canoë, 2026 (16€).
De Lublin à New York – Journal de Rivke Zilberg de Kadya Molodowsky, traduit du yiddish par Claire Buchbinder, préface de Tiphaine Samoyault, éditions du Canoë, 2026 (22€).
Les Moments littéraires n° 55, 1er semestre 2026. “Hélène Hoppenot, ambassadrice, diariste et photographe” (19€).
La Commune – La guerre civile des Français. 18 mars 1871 de Michel Winock, coll. “Les Journées qui ont fait la France”, éditions Gallimard, 2026 (22,50€).
Wittgenstein d’Élise Marrou, collection “Figures du savoir”, éditions Les Belles Lettres, 2026 (23€). LRSP (livres reçus en service de presse).
Illustrations : (en médaillon) photographie ©️ Lelorgnonmélancolique. Dans le billet : éditions du Canoë – Les Moments Littéraires, la revue de l’écrit intime – éditions Gallimard – éditions Les Belles Lettres.
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