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Quoi ma gueule ? Portraits (XXV)

Patrick Corneau


Le ravi de la crèche littéraire

Pour répondre à Serge D., en espérant son indulgence.

Connaissez-vous cette créature fascinante du biotope littéraire : le blogueur systématiquement admiratif ? Cet être à part vibre d’une perpétuelle émotion devant le moindre assemblage de mots imprimés. Son blog, généralement intitulé Les Mots Magiques ou L’Émerveillement Littéraire, est un sanctuaire dédié à la vénération inconditionnelle de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un livre.

Là où le critique classique sélectionne, analyse et parfois condamne, notre blogueur béat ne connaît qu’une émotion : l’ADORATION. Le dernier Goncourt ? “Un chef-d’œuvre absolu qui redéfinit la littérature contemporaine”. Le roman autoédité de sa voisine de pallier sur les amours contrariées d’une fleuriste ? “Une plume exceptionnelle, une sensibilité rare, un talent brut”. Le manuel d’utilisation de son four micro-ondes ? “Une prose d’une efficacité redoutable, une économie de mots qui n’est pas sans rappeler Hemingway” (sic).

Eh bien voici Julian, le plus ravi des ravis de la crèche littéraire. Le plus flapi des flanby de la blogosphère bibliphile. Disons-le d’emblée : c’est un lecteur invétéré, sa psyché est tapissée de littérature, son cerveau flotte dans une eau syntaxique.
Pour exprimer son admiration perpétuelle, notre blogueur a développé un lexique particulier, un vocabulaire de l’extase à l’usage exclusif de la littérature. “Bouleversant” et sa version XL “bouleversifiant”, “magistral”, “inoubliable”, “tour de force”, “virtuosité narrative” – ces mots jaillissent de ses doigts avec la régularité d’un métronome, vidés de leur substance à force d’être appliqués indifféremment au Prix Nobel comme au recueil de poésie d’un adolescent malmené par ses hormones. Le seul qu’il s’interdit est “épatant” : trop ringard.
Les superlatifs sont sa respiration, l’hyperbole son oxygène. Dans son monde, il n’existe ni romans moyens, ni récits bancals, ni style approximatif. Tout est “sublime”, “exceptionnel”, “transcendant”. Un paragraphe banal devient sous sa plume “une expérience quasi mystique”, un choc esthétique provoque “une conversion intérieure”, mieux : une “metanoïa”, une description de paysage quelconque se transforme en “tableau impressionniste d’une beauté à couper le souffle”.

Pourquoi tant d’amour, me direz-vous ? La psychologie de notre blogueur béat est complexe, mais transparente pour qui sait observer.
D’abord, il y a cette conviction intime, jamais avouée mais toujours présente : lui-même est un écrivain en puissance. Dans un tiroir ou sur un disque dur sommeille l’ébauche d’un roman qu’il n’achèvera jamais, une œuvre “en gestation” depuis quinze ans. Admirant tout, il s’imagine déjà admiré. Chaque critique dithyrambique est une répétition générale pour les louanges qu’il espère un jour recevoir.
Ensuite, il y a cette terreur profonde : et si, en critiquant, il révélait sa propre médiocrité ? Car critiquer, c’est démêler le bon du mauvais, affirmer un goût, un discernement. C’est prendre position, risquer de se tromper, de passer à côté d’un génie incompris, ou pire, d’être en désaccord avec le consensus qui émergera. L’admiration systématique est son gilet de sauvetage dans l’océan incertain, ballotté de la critique littéraire.
Enfin, il y a cette vérité fondamentale : notre blogueur béat est désespérément en quête de reconnaissance. Chaque livre chroniqué est un appel du pied à son auteur, chaque éloge démesuré une invitation à être remarqué, retweeté, mentionné. Les écrivains, comme tous les artistes, ont cette délicieuse faiblesse : ils se souviennent toujours de ceux qui les ont encensés.

Dans l’écosystème digital, notre blogueur béat n’est pas unanimement considéré comme la sympathique et inoffensive créature qu’il croît être. Parmi la jungle des blogs littéraires, trois prédateurs ont fait de lui leur proie favorite : Maxime du Scalpel Littéraire, Sandrine de Littérature Sans Filtre et le mystérieux anonyme derrière Critique(s) en série.
Ces trois critiques, réputés pour leur férocité et leur intransigeance, nourrissent une aversion particulière pour notre blogueur béat. Plus il admire, plus ils le détestent. Chaque nouvelle chronique dithyrambique de sa part déclenche chez eux un mélange toxique d’irritation et de mépris.
Comment peut-on aimer simultanément Proust, Marc Levy ET le dernier roman auto-édité d’une “influenceuse beauté” ? C’est intellectuellement obscène !” tempête régulièrement Maxime dans ses longues diatribes où il décortique, paragraphe par paragraphe, les critiques de notre blogueur pour en exposer l’inconsistance.
Sandrine, elle, y va plus frontalement : “Le blog L’Émerveillement des Mots représente tout ce qui gangrène la critique littéraire aujourd’hui : absence totale de discernement, vocabulaire pompeusement vide, et cette insupportable posture d’adoration perpétuelle qui transforme la littérature en un vaste exercice de relations publiques. Même Télérama n’a pas cette pulsion admirative forcenée. »
Quant à l’anonyme de Critique(s) en série, il a créé une rubrique spéciale intitulée “L’Émerveillé de la semaine” où il republie les extraits les plus flagorneurs du blog de notre héros, suivis de commentaires au vitriol qui frôlent parfois l’injure personnelle : “Notre béni-oui-oui national a encore frappé”, “Le toutou de service des attachées de presse s’est à nouveau roulé sur le dos”, “Le degré zéro de la pensée critique atteint des profondeurs abyssales”…

Notre blogueur béat est parfaitement conscient de ces attaques. Il les lit toutes, religieusement, en secret, comme on se flagellerait en privé. Chaque insulte le blesse immanquablement, mais il s’interdit d’y répondre. D’abord parce que son éducation lui a appris à ne jamais entrer en conflit, ensuite parce qu’il sait confusément qu’il n’a pas les armes pour ce genre de combat.
Paradoxalement, ces attaques renforcent son comportement : plus on critique sa bienveillance systématique, plus il s’y accroche comme à une identité. Il transforme même ces critiques en compliment, en ultime justification : “Si certains me reprochent d’être trop enthousiaste, c’est que j’ai choisi le camp de la lumière contre les ténèbres.”
Ce qu’il ignore, c’est que Maxime, Sandrine et l’anonyme attendent une seule chose : LA CHUTE – qu’il craque enfin, qu’il laisse exploser cette colère et cette frustration qu’ils sentent bouillonner sous la surface lisse de ses critiques sirupeuses. Ils pressentent, avec leur flair de prédateurs, que derrière chaque superlatif se cache une violence rentrée, un écrivain frustré, une ambition dévorante maintenue en cage.
Ils seraient presque déçus s’ils savaient que le jour viendrait où leur souhait se réaliserait au-delà de leurs espérances.

Le drame de notre blogueur béat, c’est que sa quête effrénée d’approbation le condamne à l’invisibilité. À force d’admirer tout, il n’admire en réalité rien. À force de s’extasier devant chaque livre, il rend ses extases interchangeables, donc insignifiantes. 
Son blog devient un cimetière d’éloges où reposent, tous égaux dans la mort, des chefs-d’œuvre authentiques et des navets infâmes, unis, uniformisés dans la même béatitude critique. Son fil X (Twitter) est un défilé monotone de “Coup de cœur !!!” et de “À lire absolument !!!”, exclamations qui finissent par se fondre dans un bourdonnement que plus personne n’entend.
Car celui qui admire tout est “tout le monde”, donc personne. Sans relief, sans aspérités, sans cette précieuse capacité à dire non qui définit une personnalité, notre blogueur se dissout dans l’océan consensuel de l’approbation tous azimuts. Il devient transparent, prévisible, un bruit de fond que l’industrie éditoriale apprécie pour son innocuité mais que personne ne prend au sérieux.

C’est lors des rencontres littéraires que notre blogueur béat atteint des sommets. Le visage illuminé, les mains tremblantes, il se présente devant l’écrivain du jour avec la ferveur d’un pèlerin atteignant le Saint des saints. 
Votre livre m’a bouleversé”, murmure-t-il, les yeux humides, à un auteur qui entend cette phrase pour la trentième fois de la journée. “Votre personnage principal m’a tellement touché”, poursuit-il, sans jamais préciser pourquoi ni comment. L’auteur sourit poliment, signe l’exemplaire avec une dédicace passe partout, puis enchaîne avec le suivant, oubliant instantanément ce visage parmi la masse des admirateurs interchangeables.
Notre blogueur, lui, photographiera cette dédicace, ce moment, cette rencontre “inoubliable” qui rejoindra sur son blog les dizaines d’autres rencontres tout aussi “inoubliables” avec des auteurs tout aussi “géniaux” dans une indifférenciation parfaite.

Un matin pluvieux de novembre, notre blogueur béat découvre dans sa boîte aux lettres un colis qui va illuminer sa journée. Un roman dédicacé ! Pas n’importe lequel : le dernier opus d’Ambre-Sélénia Delacour (née Cindy Dupont), cette autrice dont le premier livre s’est vendu à 327 exemplaires mais qui compte 47 000 abonnés Instagram grâce à ses poses langoureuses avec des livres savamment disposés sur son corps à peine voilé.
Il déballe le livre avec des mains tremblantes. La couverture — une femme de dos regardant l’horizon, forcément — annonce Les Murmures de mon âme silencieuse, un titre qui le fait déjà frissonner par anticipation. Mais c’est la dédicace qui le terrasse littéralement : “Pour Julien, un blogueur d’exception dont la plume et la sensibilité font honneur à la littérature. Avec toute mon admiration, Ambre-Sélénia”.
Notre blogueur manque de défaillir. Lui, remarqué par ELLE ! Lui, adoubé par cette icône littéraire 2.0 qui pose en story glamour avec les plus grands noms de l’édition (enfin, surtout avec leurs livres) ! La dédicace est même personnalisée avec son prénom — certes mal orthographié puisqu’il s’appelle Julian, mais qu’importe, l’émotion est là !
Il dévore le roman en une nuit. Objectivement, Les Murmures de mon âme silencieuse est une fade panade de poncifs new age et de citations de Paulo Coelho à peine reformulées, le tout noyé dans une intrigue à l’eau de rose où une jeune femme qui ressemble étrangement à l’autrice rencontre successivement trois hommes qui, par une coïncidence troublante, ressemblent trait pour trait aux trois derniers ex d’Ambre-Sélénia exposés sur son Instagram.
Mais notre blogueur y voit un “chef-d’œuvre d’introspection féminine”, une “plongée vertigineuse dans les méandres de l’âme humaine”, une “réinvention audacieuse du roman sentimental”. Il passe cinq heures à rédiger la chronique la plus dithyrambique de sa carrière, utilisant chaque superlatif de son répertoire déjà bien usé. Il l’illustre avec la photo de la dédicace, preuve irréfutable de son appartenance au cercle privilégié des élus d’Ambre-Sélénia.
Il publie sa chronique un lundi matin, timing parfait pour la visibilité. Il la partage sur tous ses réseaux, tague l’autrice sur Instagram, X (Twitter) et Facebook, y ajoute les hashtags officiels de la campagne marketing du livre. Puis il attend, frémissant d’impatience, le moment où ELLE remarquera son travail d’orfèvre.

Une heure passe. Puis deux. Puis la journée entière.

Le lendemain matin, toujours rien. Notre blogueur vérifie frénétiquement les notifications sur son téléphone. Cinq “likes” sur sa publication Instagram, dont trois de bots qui vendent des followers. Aucun commentaire sur son blog hormis le fidèle “Super article !” de sa sœur.

Le troisième jour, alors qu’il commence à perdre espoir, il aperçoit une notification Instagram : Ambre-Sélénia a posté une story. Le cœur battant, il l’ouvre… pour y découvrir une compilation de quinze chroniques ultra élogieuses sur son livre, toutes écrites par d’autres blogueurs. La sienne n’y figure pas. Dans la story suivante, l’autrice remercie “ses incroyables lecteurs dont les chroniques magnifiques la touchent profondément”.
À cet instant précis, une vérité cruelle frappe notre blogueur béat : pour Ambre-Sélénia, il n’existe pas. La dédicace si personnelle ? Un modèle standard pré-écrit pour les 200 blogueurs à qui son attachée de presse a envoyé le livre. Son prénom mal orthographié ? Il n’était qu’un nom sur une liste, pas même assez important pour être correctement recopié.
Notre blogueur ravale sa déception. Il se console en se disant qu’il est sans doute trop littéraire, trop profond pour le marketing superficiel d’Ambre-Sélénia. Il se promet même d’acheter son prochain livre dès sa sortie.

La vie de notre blogueur béat est une tragédie silencieuse que lui seul ignore. Ses followers le consultent pour confirmer leurs propres impressions positives, jamais pour découvrir ou comprendre. On le “like” comme un chien lève la patte. Les attaché(e)s de presse l’adorent pour sa prévisibilité : un service de presse envoyé est un éloge garanti, toujours ça de pris. Les écrivains — ou leurs équipes marketing — le remercient distraitement lorsqu’ils le remarquent, l’oublient instantanément.
Pendant ce temps, dans son tiroir ou sur son disque dur, le roman inachevé attend toujours. Mais comment écrire quand on ne sait pas choisir ? Comment trouver sa voix quand on n’a que des échos ? Comment créer quand on ne sait qu’adorer, s’agenouiller ?
Notre blogueur est victime d’un paradoxe cruel : son amour immodéré pour la littérature l’empêche précisément de contribuer significativement à celle-ci. Paralysé par son admiration, incapable de discrimination, il reste spectateur d’un monde auquel il rêve d’appartenir.

Après quinze ans de chroniques apologiques, d’éloges inconditionnels et d’invisibilité persistante, le miracle se produisit enfin. Un éditeur – un vrai, pas une obscure maison d’autoédition – le contacta. Son enthousiasme perpétuel avait fini par attirer l’attention. On lui proposait de publier un livre. SON livre. Celui qui dormait depuis toujours dans le tiroir de ses ambitions.
L’explosion de joie fut… nucléaire ! Contrat signé en tremblant, avance modeste mais réelle, couverture validée après d’intenses discussions. Les mois de préparation furent les plus heureux de sa vie. Sur son blog, il annonça sobrement : “Une nouvelle aventure commence.” Pour la première fois, il ne parlait pas des autres, mais de LUI.
Son roman – Les Larmes invisibles – parut un mardi de printemps, jour traditionnel des sorties littéraires. Belle couverture soignée, quatrième de couverture prometteuse, même un bandeau rouge annonçant “Par l’une des voix les plus enthousiastes de la blogosphère littéraire”.
Le premier choc vint de la presse : silence total. Pas une ligne dans les journaux, pas un mot à la radio. Les services de presse envoyés aux influenceurs littéraires revinrent sous forme de remerciements automatiques. Ambre-Sélénia Delacour, contactée personnellement, répondit lapidairement qu’elle “croulerait sous les lectures obligatoires ces prochains mois”.
Mais le second choc, bien plus violent, vint de sa propre communauté – ces blogueurs qu’il avait religieusement soutenus, ces auteurs dont il avait encensé chaque page, ces lecteurs qui suivaient ses recommandations. Quelques-uns publièrent des critiques. Et là, l’impensable arriva.
Prose plate et sans saveur”, écrivit l’un. “Personnages à peine esquissés”, ajouta un autre. “Intrigue prévisible du début à la fin”, asséna un troisième. Le blogueur béat découvrait, sidéré, que ceux qu’il avait adulés sans discernement possédaient, eux, ce sens critique qu’il avait toujours refusé d’exercer.
Chaque chronique négative était un coup de poignard. Chaque critique constructive, une humiliation. Et le pire vint de cette commentatrice littéraire respectée, sorte de papesse du landerneau littéraire qui, dans un podcast influent, analysa froidement : “On sent un auteur qui a tellement absorbé tous les styles, toutes les voix, qu’il n’a jamais développé la sienne. Un kaléidoscope de références mal digérées, un pastiche involontaire de tout ce qu’il a admiré sans discernement.”
Les ventes plafonnèrent à 174 exemplaires. L’éditeur, poliment, informa qu’il ne donnerait pas suite. Il eut même le culot de réclamer de l’argent pour éponger “le préjudice financier”. Le livre rejoignit silencieusement les tables de “Dernière chance avant pilon” des librairies.

En état de choc, il s’enferma chez lui pendant trois semaines. Quand il revint en ligne, son blog avait changé de nom. L’Acide littéraire remplaçait L’Émerveillement des mots. Sa photo de profil souriante avait cédé la place à un avatar anonyme.
Et sa première chronique – une éviscération méthodique du nouveau roman d’Ambre-Sélénia – commençait par ces mots : “Il existe une forme de médiocrité particulièrement toxique : celle qui s’ignore et se drape dans l’autopromotion tapageuse. J’en sais quelque chose.”
Du jour au lendemain, le blogueur béat était mort. À sa place était né le critique le plus féroce, le plus impitoyable, le plus redouté de toute la blogosphère. Sa plume, aiguisée par quinze ans de frustration et l’humiliation d’un échec public, ne faisait plus de prisonniers, elle abattait à vue…
Ironie suprême : son blog n’avait jamais eu autant de succès. Ses chroniques au vitriol étaient partagées, commentées, redoutées. Les statistiques de trafic du tableau de bord de son blog explosèrent. Les éditeurs tremblaient à l’idée qu’il choisisse leur dernier poulain pour cible. Les auteurs établis le mentionnaient dans leurs interviews : “Bien sûr, il est excessif, mais il soulève des points pertinents…” On ménageait la bête…
Il avait suffi d’un livre raté et d’une correction publique pour transformer l’admirateur invisible en un critique féroce et tout puissant. Pour la première fois de sa vie, à force de n’aimer rien ni personne, il était enfin devenu quelqu’un. Il envisagea d’investir TikTok et Snapchat, puis une extension vers un vlog sur sa chaîne YouTube, peut-être un podcast…

La morale de cette fable cruelle ? Dans le monde littéraire comme dans la nature, les prédateurs prospèrent toujours mieux que les herbivores. Et un blogueur béat n’est qu’un carnivore contrarié, autrement dit un carnivore qui s’ignore – jusqu’au jour où l’odeur du sang, un peu trop insistante, réveille enfin le fauve endormi qui sommeillait sous les couches de bienveillance

Nota Bene : Le personnage central de ce portrait est notablement imaginaire. On ne saurait pourtant sous-estimer le risque de voir s’établir certaines corrélations entre les comportements du susnommé Julian et ceux d’un certain Lorgnon mélancolique : l’auteur tient à signaler qu’il admettrait difficilement être tenu pour responsable de tels accidents qui tiennent, selon lui, à ce Proust appelait la “magie illusoire de la littérature”.

Illustrations : (en médaillon) Image générée par IA.

Lire ce qui n’a jamais été écrit.

  1. Serge says:

    Quelle ne fut ma joie de découvrir que je suis devenu force de proposition auprès d’un auteur talentueux. Je suis votre muse et votre source d’inspiration.
    Je crée immédiatement un nouveau blog intitulé “Le consultant”. J’y donnerai conseils, encouragements, critiques bienveillantes (mais sans concessions), aux nombreux auteurs en devenir ou confirmés. Et les cours en ligne ainsi que les stages de remise à niveaux seront facturés de façon tout à fait raisonnable. En tant que premier client je vous fais une remise de 50% sur ma première prestation.

    1. Patrick Corneau says:

      Comment après avoir été “force de proposition”, “muse” et “source d’inspiration” être devenu auto-entrepreneur-formateur-consultant en blogologie ! J’en suis admirativement bouleversifié ! ! ! J’attends les dates et programme du stage « Comment faire exploser votre trafic et vos followers en trois clics »…
      🙂

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