4760461-md.1240607009.jpghmorganlettrine2.1240607070.jpgCa y est, le phénomène Facebook commence à agiter le microcosme universitaire. Aryn Karpinski chercheuse à l’Ohio State education department a interrogé 219 étudiants et diplômés américains au sujet de leur manière de travailler, leur pratique générale d’Internet et particulièrement leur utilisation de Facebook.
Elle a constaté que 65% des utilisateurs du fameux réseau social accèdent à leur compte tous les jours pour vérifier compulsivement s’ils ont reçu ou non de nouveaux messages. La quantité de temps passé sur Facebook à chaque « login » varie de quelques minutes à plus d’une heure.
Le rapport de l’Ohio State education department montre que les étudiants qui ont utilisé Facebook ont une moyenne générale « sensiblement » inférieure à ceux qui ne l’utilisent pas. Différence « équivalant à la différence entre un A et un B », selon Mme Karpinski.
Ainsi, Daisy Jones, 21 ans, étudiante en dernière année à l’Université de Loughborough déclare avec toute la candeur qu’on peut attendre d’une adepte: « Je suis allée à la bibliothèque pour écrire un essai de 2000 mots lorsque j’ai pris conscience de la force de mon attirance pour Facebook. Je ne pouvais pas résister à l’envie de me connecter. Si on le fait, alors la photo de quelqu’un attire votre attention. Avant que vous ne vous en rendiez compte, quelques minutes se sont transformées en quelques heures et vous n’avez pas écrit une ligne… »
Parents, enseignants, il faudra compter avec Facebook et ses « légers malaises graves »…
Pour ceux qui auraient manqué le coche, une petite initiation à la « fesseboucmania », drôle (et pas moins sérieuse) par Jérôme Comandeur:

Illustration: photographie de Giuseppe Miriello

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Patrick Corneau