gobe-mouches1.1238277041.JPGhmorganlettrine2.1238348743.jpgIl n’est pas d’écrivain profond qui n’ait, un jour, dit quelque chose au sujet des mouches. Par exemple, Ludwig Wittgenstein qui écrit dans les Recherches philosophiques: « Que cherche-t-on à faire avec la philosophie? Apprendre à la mouche à s’échapper du flacon. » Ou Georg Christoph Lichtenberg dans Le miroir de l’âme: « La mouche qui veut échapper au piège ne peut être plus en sûreté que sur le piège même. »

Quelques écrivains ou poètes les ont approchées d’une manière non moins profonde. « Quelqu’un a-t-il déjà entendu les mouches tousser? » demandent les frères Grimm. Quant à Lautréamont: « Pour tuer des mouches, voici la manière, la plus expéditive, quoique ce ne soit pas la meilleure: on les écrase entre les deux premiers doigts de la main ». Pour Marcel Proust, elles composent de petites symphonies qui sont en quelque sorte la musique de chambre de l’été: « L’été se marque non moins par ses mouches et moustiques que par ses roses et ses nuits d’étoiles… »  La palme revient à André Malraux: « Au regard des mouches, la seule partie vraiment sérieuse de l’humanité ce sont les femmes, qui, elles, ne se massacrent pas. »
Comme disait Boris Vian « Il y a deux façons d’enculer les mouches. Avec ou sans leur consentement. »

On a moins écrit sur les moustiques.

Illustration: « Gobe-mouche », photographie origine non connue

  1. anne says:

    dernièrement le magazine littéraire a sorti un intéressant numéro sur le bestiaire littéraire…
    oui…rien vu sur les moustiques

    (c’est joli ça, la musique de chambre estivale…)

  2. « Sa majesté des mouches », de William Golding, un vieux livre de poche dont je vois encore la couverture…

    Et le film « La Mouche » de Cronenberg…

    La mouche du coche, ce n’est pas un titre de roman (un peu faible) ?

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Patrick Corneau