Jamais ne tombent les flocons de neige, ils apparaissent tels des éclairs de soie et disparaissent à la manière des cercles de feu. La neige repose toujours en tapis de pashmina, folle étreinte du regard amoureux qui s’enivre de son teint écarlate. Les paysages éblouis sont toujours enneigés, même et surtout en plein coeur de l’été, quand les ouragans dévastent les terres fertiles à grand coup de canon à ultrasons. Ils se repeignent de fragrances multicolores, badigeons d’arc-en-ciel aux arômes de framboise transylvanienne et de melon arctique, sillons atomiques développés par des labours immobiles, chevelures incendiaires magnifiées par de chauves perruquiers. Comme l’avoine amphétaminée, la neige se récolte au temps des moissons stériles, quand la faucheuse essore les draps tâchés et les housses vaporeuses et que le battage acoustique s’ensorcèle des trésors d’une absinthe cataclismique et suave.
Lorsque je ne voyage pas, j’habite dans le Jura et je sais bien que tous les flocons tombent à leur vraie place. Surtout sur ces toits qui ressemblent à celui de mon chalet.
Une chaise de moins (à propos du festival Les Chaises Musicales 7/8/9 août 2026) « Les théâtres, les salles de conférence, de concert, d’exposition sont les..
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2 février 2007
Décadent… vous avez dit décadent ? (VI)
Les trois ennemis de la littérature sont : le journalisme, la sociologie, la morale. Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un texto implícito (1977), p. 354…
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2 février 2007
Un Passant incertain, ou le moraliste au miroir
La décence interdit de rendre compte de ses propres livres : on y met toujours trop de modestie, ou pas assez. J’ai donc demandé ce..
MOISSONS DES NEIGES
Jamais ne tombent les flocons de neige, ils apparaissent tels des éclairs de soie et disparaissent à la manière des cercles de feu. La neige repose toujours en tapis de pashmina, folle étreinte du regard amoureux qui s’enivre de son teint écarlate. Les paysages éblouis sont toujours enneigés, même et surtout en plein coeur de l’été, quand les ouragans dévastent les terres fertiles à grand coup de canon à ultrasons. Ils se repeignent de fragrances multicolores, badigeons d’arc-en-ciel aux arômes de framboise transylvanienne et de melon arctique, sillons atomiques développés par des labours immobiles, chevelures incendiaires magnifiées par de chauves perruquiers. Comme l’avoine amphétaminée, la neige se récolte au temps des moissons stériles, quand la faucheuse essore les draps tâchés et les housses vaporeuses et que le battage acoustique s’ensorcèle des trésors d’une absinthe cataclismique et suave.
Lorsque je ne voyage pas, j’habite dans le Jura et je sais bien que tous les flocons tombent à leur vraie place. Surtout sur ces toits qui ressemblent à celui de mon chalet.