Jamais ne tombent les flocons de neige, ils apparaissent tels des éclairs de soie et disparaissent à la manière des cercles de feu. La neige repose toujours en tapis de pashmina, folle étreinte du regard amoureux qui s’enivre de son teint écarlate. Les paysages éblouis sont toujours enneigés, même et surtout en plein coeur de l’été, quand les ouragans dévastent les terres fertiles à grand coup de canon à ultrasons. Ils se repeignent de fragrances multicolores, badigeons d’arc-en-ciel aux arômes de framboise transylvanienne et de melon arctique, sillons atomiques développés par des labours immobiles, chevelures incendiaires magnifiées par de chauves perruquiers. Comme l’avoine amphétaminée, la neige se récolte au temps des moissons stériles, quand la faucheuse essore les draps tâchés et les housses vaporeuses et que le battage acoustique s’ensorcèle des trésors d’une absinthe cataclismique et suave.
Lorsque je ne voyage pas, j’habite dans le Jura et je sais bien que tous les flocons tombent à leur vraie place. Surtout sur ces toits qui ressemblent à celui de mon chalet.
Ce livre ne s’avance pas. Il traîne un peu. Il ramasse ce qui demeure. Il ne promet rien. Les os qui rêvent s’écrit à partir..
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2 février 2007
Penser dans un monde qui ne cherche plus à être compris
C ce soir, C dans l’air, C politique, 28 minutes Arte, L’esprit public France Culture, bla-bla… bla-bla-bla… La litanie est connue. Les formats changent à..
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2 février 2007
Les Classiques contre l’Empire des réseaux sociaux (IV)
Simone Weil — “De la présence réelle à la présence virtuelle” (Fragments d’un cahier retrouvé, 1943 / version apocryphe) Il n’y a pas de pire..
MOISSONS DES NEIGES
Jamais ne tombent les flocons de neige, ils apparaissent tels des éclairs de soie et disparaissent à la manière des cercles de feu. La neige repose toujours en tapis de pashmina, folle étreinte du regard amoureux qui s’enivre de son teint écarlate. Les paysages éblouis sont toujours enneigés, même et surtout en plein coeur de l’été, quand les ouragans dévastent les terres fertiles à grand coup de canon à ultrasons. Ils se repeignent de fragrances multicolores, badigeons d’arc-en-ciel aux arômes de framboise transylvanienne et de melon arctique, sillons atomiques développés par des labours immobiles, chevelures incendiaires magnifiées par de chauves perruquiers. Comme l’avoine amphétaminée, la neige se récolte au temps des moissons stériles, quand la faucheuse essore les draps tâchés et les housses vaporeuses et que le battage acoustique s’ensorcèle des trésors d’une absinthe cataclismique et suave.
Lorsque je ne voyage pas, j’habite dans le Jura et je sais bien que tous les flocons tombent à leur vraie place. Surtout sur ces toits qui ressemblent à celui de mon chalet.