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Moeurs des gensdelettres (suite de la suite)

hmorganlettrine2.1235805761.jpgUn modèle de critique littéraire (par sa drôlerie perfide) et d’entente entre une chienne et son maître – Paul Léautaud :
« Les premiers temps ont été un peu difficiles. Mlle Barbette était toute jeune: pas encore un an. Elle dévorait tout. Quand je rentrais le soir, je trouvais mes papiers par terre, en miettes. J’ai cherché
obeychap2.1233679956.jpgdans mes recoins de quoi la satisfaire sans me porter dommage. J’ai trouvé les Ballades de M. Paul Fort, dix, quinze, vingt volumes, plus même! avec de nombreuses plaquettes: on sait l’importance de l’œuvre de ce grand poète. J’ai donné cela à Mlle Barbette, un volume ou une plaquette par jour ou tous les deux jours, selon sa voracité. Elle a été enchantée. Pas un feuillet n’a subsisté. On a rarement vu une œuvre littéraire être appréciée à ce point. »
« Mademoiselle Barbette », dans Passe-temps (1929).

Illustration: photographie de Gina Folly.

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  1. MAHO says:

    Voltaire à Rousseau,en 1755
    A propos du Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes

    « On n’a jamais employé tant d’esprit à vouloir nous rendre bêtes;il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage. Cependant comme il y a plus de soixante ans que j’en ai perdu l’usage, je sens malheureusement qu’il m’est impossible de la reprendre…. »

    Sacré Voltaire et pauvre Rousseau! 😉

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Patrick Corneau