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« Dans ‘amour’ il y a le mot ‘mur’ ».
Edmond Jabès

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Illustration: photographie de Anne d’Huart

  1. Rodrigue says:

    Cher Lorgnon,
    Heureux de vous oir de retour de votre vuelta. On espère que la traversée a été bonne, malgré le mal de mer qui vous a amené à larguer votre « mail en colique ». C’est d’ailleurs la seule chose que j’ai vraiment compris dans cette littérature d’estomac -désolé- n’étant pas un initié des hautes mers.
    Pour ce qui est du chef d’oeuvre. Il s’agit de s’adresser à ce que chacun a de plus original, de plus particulier, et donc paradoxalement, de plus universel. Plutot que de plaire à tout le monde et à personne en formatant les goûts du plus grand nombre, il faut plaire à chacun, et même à l’autre qui est en chacun. Ainsi on suscite la surprise, l’emerveillement, l’émotion, l’enthousiasme. (En fait, on essaie)
    Le plus gros problème est les éditeurs et autres passeurs, qui depuis déjà plusieurs dizaines d’années ne passent absolument plus rien (si, des recettes de cuisine, des idées en kit, prédigérées). Ils se cachent derrière l’idée que le chef d’oeuvre survit à tout, même son avortement.

  2. Cher Rodrigue, merci pour ce long commentaire. J’aime beaucoup votre « mail en colique », très parlant quant aux aléas de cette traversée… Entièrement d’accord avec vos remarques sur « Comment plaire » tout en restant soi-même, en gardant et même cultivant sa singularité, sans tomber dans le nombrilisme ésotérique. La réponse est peut-être dans ce blog que je n’ai pu arrêter grâce à l’amicale pression de quelques lecteurs (et peut-être un peu plus?) qui se sentent en affinité avec le ton, l’esprit de ce qui s’y publie. Les blogs (auteurs/lecteurs) à leur manière sont aussi une réponse du public aux manquements, à la démission des éditeurs qui ne misent que sur des produits « orthonormés ».
    🙂

  3. Rodrigue says:

    J’avoue être admiratif, car avoir un blog implique de nombreuses contraintes, ne serait-ce qu’il reste de bonne tenue, ce qui ne va pas tout seul. Et, toutes ces obligations je serai incapable de les assumer. Par ailleurs, face au mur éditorial (qui, lui aussi, peut se muer en amour) vous constituez une bien aimable alternative

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Patrick Corneau