bhlbotul.1265703143.jpghmorganlettrine2.1265703402.jpgLa plupart des gens savent que le botulisme est dangereux, mais peu nombreux sont ceux qui soupçonnent que c’est aussi une forme d’empoisonnement mental qui peut affecter les philosophes à chemise blanche ayant pignon sur la scène conceptuelle germanopratine dite « burlesque ». Le Clostridium botulinum est une bactérie qui sécrète une neurotoxine (poison des nerfs) si toxique que quelques millionièmes de gramme suffisent à tuer la réputation d’un homme qui se veut « ennemi public » pour en faire la risée publique des médias. Jean-Baptiste Botul (alias Frédérique Pagès) témoigne sur les méfaits de la toxine botulinique sur le sujet BHL

Illustrations: photographie Mélanie Frey/JDD/Sipa et Editions Mille Et Une Nuits.

  1. oniromancies says:

    Intéressante cette histoire de Botul… D’un côté ça montre le côté burlesque et peu crédible de BHL et en même temps c’est une façon pour les médias de tourner en dérision la philosophie et les philosophes. En résumé : la médiocratie dans toute sa splendeur !

  2. @ oniromancies : non, ce n’est pas « la philosophie et les philosophes » qui sont, à l’occasion de cette affaire, tournés en dérision, mais « un » philosophe dont la prétention essentiellement médiatique a été battue en brèche par un petit livre de fiction (dont « Le Chasse-clou » avait rendu compte en son temps avec l’ironie qu’il exigeait).

    Je ne vois pas de quelle « médiocratie » globale vous parlez : en l’occurrence, c’est justement la lucidité d’une journaliste qui a su déboulonner, et carboniser pour une part, « le » philosophe chéri des médias et son plan marketing de promotion éditoriale concocté aux petits oignons.

    Ne pas confondre le tout et la partie, c’est une maxime philosophique.

  3. oniromancies says:

    J’ai tout de même eu l’impression en écoutant les médias que par le biais de cette histoire, c’est la philosophie et la posture du philosophe dans la cité qui est tournée en dérision. La médiocratie dont je parle est ce monde du journalisme et des médias qui s’empare de tels sujets pour faire du buzz… Je me fiche bien de BHL et de ses plans marketing, de la sexualité de Kant et tout le tintouin… Mais il faut admettre que tout cela n’est pas très intéressant, et pourtant, ça semble intéresser beaucoup de monde : la partie et le tout…

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Patrick Corneau