« Si nous comprenions le monde, nous n’en ferions pas partie, nous qui sommes incapables de nous comprendre. »
Il faut une grande humanité et une modestie à la même hauteur pour écrire une telle phrase. C’est ce que nous offre J.-B. Pontalis dans Fenêtres avec d’autres belles fulgurances*.
Une voix amicale, toute en retenue, compréhensive (mais non compassionnelle, ce que ne saurait être un psychanalyste) sans sacrifier ni sacrifier à l’émotion nous accompagne – et nous élève – dans un moment de lecture rare.

* Que l’on retrouve aussi dans Le dormeur éveillé, livre consacré à la peinture.

Illustration: Windows, photographie d’Alisa

Répondre à Alice M. Annuler la réponse.

Patrick Corneau